Contrats aidés : le sujet brûlant de la rentrée des politiques

Contrats aidés : le sujet brûlant de la rentrée des politiques
Contrats aidés : le sujet brûlant de la rentrée des politiques

Article paru dans La Nouvelle République – Vienne, le 29/08/2017.

Les réactions continuent d’affluer vers notre rédaction. Les politiques s’emparent du dossier, pour s’offusquer… ou défendre le Gouvernement. Détails.

 Les députés de la République En Marche et Modem assument leur engagement pour le plein emploi

Les députés de La République En Marche de la Vienne et MoDem, Jacques Savatier, Sacha Houlié et Nicolas Turquois ont pris connaissance avec surprise disent-ils, des déclarations de Madame Noirault et de Messieurs Belin et Bouloux au sujet des contrats aidés (voir notre édition d’hier). Sacha Houlié, Jacques Savatier et Nicolas Turquois disent s’étonner que ces élus prennent aujourd’hui la défense des contrats aidés « dont ils, ou des membres de leur famille politique, ont souvent dénoncé le coût voire l’inefficacité ».
Nous déplorons « les inexactitudes relatives à l’annonce de suppression pure et simple des dits contrats, laquelle n’est pas envisagée par le Gouvernement ». Ils regrettent par ailleurs que la question des contrats aidés ne soit appréciée qu’à l’aune de la seule comptabilité des collectivités territoriales et non selon l’insertion professionnelle, « but initial affiché que le dispositif a largement failli à remplir ».
Pour ces trois députés de la Vienne, « les contrats aidés seront revus pour être réorientés vers des secteurs qui en ont le plus besoin : l’éducation nationale, les collectivités ultra-marines, les organismes ayant démontré leur contribution à l’intérêt général notamment en matière d’urgence sociale et/ou médicale. » Et donnent rendez-vous au premier semestre 2018, pour la grande réforme de la formation professionnelle annoncée par le Gouvernement. « Cette réforme permettra aux personnes les plus éloignées de l’emploi de retrouver le chemin de la formation et d’améliorer l’employabilité de tous les salariés », promettent-ils.

Le groupe écologiste à la Région déplore le désengagement de l’État

« Dans un contexte où nous avons besoin de réaffirmer notre soutien aux acteurs qui contribuent à la cohésion sociale, et où les associations sont déjà extrêmement fragilisées par la baisse des financements publics à tous niveaux, geler les emplois aidés serait une grave erreur qui ne pourrait que conduire à l’aggravation du plan social invisible que vit déjà le secteur associatif »
Léonore Moncond’huy, conseillère régionale déléguée à la vie associative et au volontariat déplore avec le groupe écologiste à la Région, l’annonce de la décision de geler les « contrats aidés », « sans concertation aucune avec les représentants du
secteur, qui démontre malheureusement la profonde méconnaissance du gouvernement de la situation du tissu associatif en France ». Léonore Moncond’huy précise que « la Région Nouvelle-Aquitaine a maintenu un dispositif de soutien à l’emploi associatif, dans un contexte d’harmonisation difficile, mais qui ne pourra pas, en l’état actuel, palier ce
désengagement de l’État ». Le groupe écologiste de Nouvelle-Aquitaine propose que soit mis « en urgence » à l’ordre du jour de la prochaine Conférence Territoriale de l’Action Publique la question de la vie associative, « de la place que nous souhaitons lui donner dans notre vision d’avenir, et des moyens à lui assurer pour la mettre en œuvre ».

Alain Fouché interpelle la ministre

Le sénateur de la Vienne Alain Fouché vient d’adresser une question écrite à la ministre du Travail sur les conséquences de la baisse du nombre de contrats aidés. Dans la Vienne, « les premiers effets se font ressentir », souligne-t-il.
« Alors que le gouvernement avait annoncé que cette mesure ne toucherait pas l’éducation, des maires ruraux se voient refuser le renouvellement d’ATSEM (ndlr : agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), mettant ainsi en péril l’organisation du temps périscolaire à une semaine de la rentrée », précise-t-il.
Le sénateur Fouché évoque aussi la suppression d’un emploi aidé au sein d’un EHPAD. Mesure « qui remet en cause l’avenir de son titulaire » alors qu’il « venait d’obtenir le financement de sa formation en école de sage-femme par l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier ».
Alain Fouché demande « les mesures qui vont être prises pour améliorer le ciblage de la baisse annoncée [des financements] ainsi que celle prévues pour permettre le maintien dans leur activité professionnelle des salariés concernés ».

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